L’intérim des présidents français

Selon l’alinéa 4 de l’article 7 de notre Constitution, un président de la République française peut effectivement avoir le statut d’intérimaire. Mais dans quelles circonstances ? En cas de vacances, d’absence temporaire du chef d’Etat, d’empêchement à exercer sa fonction, de décès, de démission ou bien de destitution. Si l’une des situations se présente, une personne est alors désignée pour le remplacer ou lui succéder en intérim.

Vous vous sentez les épaules pour faire le job ? On va tout de suite se détendre, en principe ce poste est assuré par le Président du Sénat ou le Gouvernement. Désolé pour ce petit ascenseur émotionnel totalement gratuit. 

Vous pensez peut-être que cette occasion ne se présente jamais. Grossière erreur ! En 140 ans, Mac-Mahon, Jules Grévy, Jean Casimir-Perier, Paul Deschanel, Alexandre Millerand, René Coty (coucou Hubert Bonisseur de La Bath) et le Général de Gaulle, soit 7 présidents français ont démissionné. Mais ce n’est pas tout ! En effet, Sadi Carnot et Paul Doumer ont été assassinés, tandis que Félix Faure et Pompidou sont morts pendant leurs mandats. L’intérim présidentiel est donc profondément inscrit dans notre société.

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Sauf cas de force majeure, cet intérim ne dure pas et une nouvelle élection présidentielle doit avoir lieu dans un délai maximum de trente cinq jours. En principe l’intérimaire doit rester en dehors de ces élections (ce qui n’a d’ailleurs pas été le cas d’Alain Poher en 1969 quand il s’est présenté face à Pompidou). Trop difficile de quitter le confort de l’Elysée ? Sans doute. À noter également que le président intérimaire peut nommer un nouveau Premier ministre ou un nouveau Gouvernement en cas de démission. Restons donc bien attentifs à la suite des événements, n’hésitez pas à vous créer un profil sur notre plateforme d’intérim en ligne (on ne sait jamais, en cas de recrutement d’urgence vous pourriez devenir le futur chef de l’Etat français) et comme l’a si bien dit Valéry Giscard d’Estaing …