Les origines de la Fête du Travail

Le 1er mai, ce saint jour férié et chômé, une date si chère à nos cœurs. Mais d’où vient vraiment cette fête ?

Le premier « Jour du Travail » officiel fût célébré le 3e jour des sansculottides (rhabille toi stp) du calendrier républicain, soit l’équivalent du 19 septembre 1793. Ils furent ensuite célébrés pendant plusieurs années le 1er pluviôse (20 janvier), mais ce jour n’était ni chômé, ni férié. Ce sont les States qui changèrent le game.

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En effet le 1er mai 1884, les syndics américains lancent une action de deux ans pour obtenir les trois-huit (8h de travail, 8h de sommeil et 8h de loisirs). On est plutôt loin des 35 heures. Ce choix de date n’était pas innocent, car ce « moving day » était le début de l’année comptable des entreprises et la fin des contrats ouvriers. Exactement deux ans plus tard soit le 1er mai 86, une grève générale de 340 000 ouvriers et anarchistes éclate (dont 200 000 à Chicago) et précipite la suite des événements. Une bombe est lancée et la police réplique. Bilan de l’affrontement : une bonne dizaine de morts. Et oui ça caillassait sec à l’époque !

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Paris trois ans plus tard (juillet 1889), l’International socialiste décrète le 1er mai au rang de « Journée internationale des travailleurs ». Mais ce n’est que le 23 avril 1919, soit 30 ans plus tard, que le Sénat fait de cette date un jour chômé en hommage aux revendications des salariés. Pétain change finalement son nom en 41 pour celui de « Fête du Travail » qu’on connait aujourd’hui. Il faudra cependant attendre la fin de la Guerre, soit le 30 avril 1947 pour que le 1er mai devienne enfin un jour chômé ET férié. Il était temps !

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On espère que cette mini rétrospective aura fait la lumière sur les origines de votre week-end prolongé. Nous chez MisterTemp’ votre agence d’intérim en ligne, on va en profiter pour nous ressourcer et revenir plus énergiques et motivés que jamais. Après tout Fête du Travail ou pas, le taf n’attend pas !