Exemple de robot automatisé
Serons-nous un jour remplacer par des robots ?

Dans un épisode du podcast Tuk Tuk, 2 potes, comme ils aiment se présenter, Alexis Minchela et Valentin Decker, respectivement auteurs de Tribu Indé et de Sauce Writing, s’interrogent sur l’éventuelle disparition des bureaux d’entreprise. 

Car oui, on est là : à observer des changements majeurs au sein de l’organisation du travail. Et derrière cette question digne d’un décor à la Black Mirror, d’autres changements grandiloquents se préparent. Visiblement, ils possèdent tous, un gros parfum de recherche d’individualisme, de meilleur équilibre personnel et d’un besoin viscéral d’épanouissement. 

Enfin, du moins, c’est ce qu’on hume. 

Et cet air du temps, on le sent aussi très orienté vers la recherche de sens. Tentant de prendre le contre-pied des concepts de burn out et brown out, avec une attraction certaine pour le digital nomadisme et le télétravail, et aussi, rythmé d’un nombre explosif d’apparition de formations qui prônent le changement de vie, comme Switch Collective par exemple. 

Parlons-en plus en détail, quelles sont les grandes tendances de l’avenir du travail ?

La Passion Economy

C’est un détail, mais pour eux, ça veut dire beaucoup. Ils ne peuvent vivre sans ces papillons dans le ventre, sans cette soif d’en apprendre toujours sur leurs domaines de prédilection, sans cette faim de baigner dans l’univers qu’ils ont choisi. Ils sont concepteurs-rédacteurs, acteurs influents des crypto monnaies, cadors du développement, freelance en graphisme et design, ou même personnalités sportives, etc. Ils ont un point commun : celui de vivre de leur passion.

Même si la passion a bien évidemment toujours existé, la Passion Economy est considérée comme mouvement émergent à ce jour.

Pourquoi aujourd’hui ? Parce que les barrières commencent à tomber en masse. Et monétiser sa passion, vivre grâce à elle, ne concerne plus seulement une bande d’artistes marginaux, torturés et sensibles au monde des arts. On exagère évidemment ; mais si peu finalement. La croyance limitante était jusqu’à ce jour, très ancrée dans l’imaginaire collectif : vivre de sa passion était rare, voir impossible. De nombreux modèles nous ont démontré le contraire. Certains sur Substack, (les meilleurs plus exactement), vivent de leurs plumes et gagnent plusieurs centaines de milliers d’euros  à l’année. D’autres parlent de yoga sur Instagram, comme Rachel Brathen et facturent des posts jusqu’à 25 000 $ par publication. 

On arrive donc irrésistiblement vers un monde où tout est possible, et qui annonce une créativité réjouissante.

Vers la schizophrénie d’une quête effrénée de l’anonymat technologique versus la totale délivrance envers les GAFA

Si une chose est bien sûre, c’est qu’il était inutile de rappeler, sans faire offense à votre capacité de jugement, que le monde du travail tend résolument vers un monde de plus en plus digital. Alors s’il existe des barrières efficaces aujourd’hui pour protéger notre vie privée et nos données, comme le VPN par exemple, notre comportement n’en est pas moins étrange par moments. 

En effet, on a une confiance quasi-aveugle envers les GAFAs. Ainsi qu’à une poignée de micros acteurs identifiés comme les influenceurs, qui provoqueraient même, pour 75 d’entre nous, des achats de produits suite à leurs recommandations. Pour le reste, on va adorer les détester. Comme les médias par exemple, personae non grata, qui perdront presque toute crédibilité à nos yeux. Mais aussi, les acteurs moyens et qui n’appartiennent ni à la catégorie des dominants du web, et non, aux micros contributeurs.

Le futur du management : vers une organisation sans management ?

Si les équipes encadrantes boudent de plus en plus les méthodes archaïques comme le management par les objectifs, on voit apparaître une tendance qui suscite tout de même l’intérêt : les organisations qui suppriment toute forme de management.

“No bosses, no managers” reste tout de même un concept controversé. Cependant, cela n’est pas apparu du jour au lendemain et la transition s’est quand même faite progressivement avec le management participatif entre autres. Mais il semblerait que certains ont bel et bien dépassé ce stade, pour prôner aujourd’hui, un monde du travail entièrement libre, ayant supprimé toute notion de supériorité hiérarchique.

C’est le cas du studio de développement de jeux vidéo Valve. Parmi les premières entreprises à expérimenter la méthode, mais surtout à en faire un véritable levier de recrutement pour les meilleurs profils, le studio se targue de laisser tous ses employés mener l’ensemble des projets qu’ils souhaitent.

Le télétravail : demain, le quotidien de chacun ?

Nous sommes nombreux à en être certains, la période exceptionnelle qu’on a vécu et qui nous a poussé à nous confiner chacun chez soi, sera marquée dans l’histoire. Par obligation, le télétravail est ainsi devenu un contexte classique et le quotidien pour bon nombre d’entre nous. 

Mais voilà, cette méthode de travail existe déjà plusieurs années, et a même été poussée à son paroxysme avec le Digital Nomadisme. Cette communauté de travailleurs ne possède aucun bureau fixe et foulent les chemins et routes de tout horizon, simplement armés de leurs ordinateurs.

En effet, d’un point de vue des employés, les bénéfices sont nombreux : autonomie et productivité, économie de temps et d’argent, meilleur équilibre de vie personnel et professionnel, qualité de vie au travail améliorée. 

Quant au sujet des employeurs, le télétravail est une solution efficace en cas de fragilité de l’entreprise. Ou comme on l’a connu récemment : en cas de crise généralisée.

Une tendance que l’on verra croître ces prochaines années.