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Employés motivés au travail

Fidéliser ses salariés est l’une des stratégies RH les plus en vogue en 2020. 

L’un des plus gros défis des DRH et dirigeants d’entreprises est de s’assurer que ses meilleurs éléments ne quittent pas le navire, un employé insatisfait et peu engagé coûtant cher à remplacer sur le long terme. 

Dès lors, comment s’assurer de la fidélisation de ses salariés ?  

Si les éléments et tactiques pour fidéliser ses collaborateurs sont nombreux (avantages sociaux, chèque cadeau culturel, ambiance de travail, culture d’entreprise, reconnaissance, intérêt du poste, etc), nous allons nous intéresser ici à l’aspect purement financier de la stratégie de fidélisation des salariés.

Mais tout d’abord, qu’entendons-nous par fidélisation des salariés ? 

La fidélisation des salariés ou collaborateurs : quelle définition ?

Dans le contexte du monde du travail, fidéliser ses collaborateurs inclut la capacité et la volonté d’une organisation de :

  • mettre en place un environnement propice à la réalisation et l’épanouissement de ses salariés
  • diffuser et favoriser des pratiques culturelles en phase avec les valeurs personnelles de ses salariés
  • répondre au développement des compétences et aux attentes des salariés

 “Mettre en place une politique de fidélisation consiste donc à mettre durablement l’homme et ses exigences (attentes et besoins) au centre des préoccupations de l’entreprise, afin d’assurer la satisfaction professionnelle du salarié et d’instaurer une relation partagée de confiance.” – Benjamin Chaminade, expert RH et management des politiques RH

Si la fidélisation implique avant tout un environnement professionnel qui puisse répondre aux besoin d’appartenance, d’estime de soi et d’accomplissement des salariés selon la pyramide des besoins élaborée par Maslow, la récompense financière ne doit donc pas constituer une stratégie en elle-même mais faire partie d’une stratégie plus globale axée sur des éléments non-matériels et financiers.

5 tactiques pour fidéliser ses salariés d’un point de vue financier

1. Proposer un salaire variable ou des primes exceptionnelles

Au delà du salaire fixe, récompenser ses salariés en ajoutant une partie variable peut être une stratégie impactante sur le niveau d’engagement et de motivation de ses salariés.  Attention à bien cependant corréler ces variables à la réalisation d’objectifs définis en amont et atteignables. Conditionner le versement d’une partie variable à des objectifs inatteignables peut en effet provoquer les effets inverses escomptés : un faible engagement des salariés, voire une démotivation et un désengagement sur le long terme. Vous pouvez également distribuer des primes exceptionnelles corrélées aux résultats de l’entreprise, là encore en explicitant le montant et méthodes d’attribution.

2. Attribuer des Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise (BPSCE)

Les Bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) sont utilisés généralement dans les startups via la garantie pour les collaborateurs de l’entreprise de bénéficier d’une option d’achat d’actions à un prix préférentiel et défini en amont.

L’avantage pour les salariés ? Pouvoir bénéficier d’une plus-value si les résultats financiers de l’entreprise s’améliorent dans le temps. De plus, ces BPSCE sont généralement tributaires de clauses de vesting, ce qui implique que les salariés peuvent exercer leur droit s’ils sont restés suffisamment longtemps dans l’entreprise. Un moyen supplémentaire d’encourager vos collaborateurs à s’engager dans la réussite de votre entreprise s’ils veulent bénéficier d’une plus-value financière dans le futur !

3. Mettre en place un accord d’intéressement 

L’accord d’intéressement est un complément de rémunération associant le salarié à la réussite de l’entreprise en fonction des objectifs prédéfinis en amont. Il est souvent accompagné de la mise en place d’un plan d’épargne entreprise sur lequel les salariés peuvent verser leurs primes d’intéressement non-imposables sur le revenu.

L’avantage principal de l’intéressement réside dans ses avantages sociaux et patronaux, aussi bien pour les entreprises que pour les salariés :

Pour les entreprises : 

  • il n’y a pas de charges patronales à verser et le forfait social obligatoire au versement de cette prime est plafonné à 20%. Depuis le 1er janvier 2019, les TPE-PME (entreprises de moins de 250 salariés) sont exonérées de ce forfait social.
  • l’intéressement est déductible du bénéfice imposable de l’entreprise
  • l’intéressement est également exonéré de la taxe sur les salaires

Pour les salariés :

  • Est exonéré des cotisations salariales, et donc non imposable sur le revenu si le salarié décide de bloquer pendant 5 années sa prime sur un plan d’épargne bloqué

4. Mettre en place un système de cooptation 

Le système par cooptation permet aux entreprises de faire appel à leurs salariés et leurs réseaux pour dénicher les profils adéquats pour les postes à difficulté de recrutement. Pour chaque profil définitivement embauché (une fois la période d’essai validée), le salarié coopteur se voit récompenser via une prime de cooptation, qui peut aller de quelques centaines à quelques milliers d’euros en fonction du poste concerné et de la taille de l’entreprise.

L’avantage de ce système de cooptation est de pouvoir inciter les collaborateurs à aller dénicher des profils intéressants pour l’entreprise et à voir son avis compter dans le processus du recrutement final.

5. Fidéliser via des chèques cadeaux et réductions exclusives

Un autre moyen pour fidéliser vos salariés est de pouvoir les faire bénéficier de remises exclusives et de chèques cadeaux via des partenaires comme Sweevana, qui propose un catalogue complet de remises et de cartes cadeau multi enseignes  dans des secteurs aussi variés que le transport, les voyages ou la mode.

fidéliser ses collaborateurs avec des cartes et remises cadeaux